Le Printemps de Poètes

Le Mois de mars est, comme chaque année, consacré à la poésie. Nous en avons tant besoin en ces périodes troublées.Du 13 au 29 mars, la 23 ème édition du “Printemps de Poètes” met le “Désir” à l’honneur.

Désir d’évasion, désir de sorties, désir de ne plus avoir à se cacher, désir de restaurants, d’aller au bistrot, au ciné, au théâtre, désir de ne plus sortir masqué, désir de revoir ses amis, ses enfants, ses petits enfants, désir de Liberté, de voir des sourires, de vivre, tout simplement …

Alors la meilleure évasion n’est-elle pas la lecture, l’écriture et un peu de créativité ?
La poésie n’est pas l’apanage des intellectuels, des artistes, c’est avant tout un état d’esprit qui libère et permet de sourire à la vie.
Pour Albert Einstein, “L’imagination était plus importante que la connaissance” alors libérons l’imaginaire et avançons enfin vers la voie du Désir…

C’est probablement ce qu’avaient compris mes jeunes voisins, sans qu’un adulte eut besoin de leur expliquer. Ce matin, en allant relever mon courrier, dans la boite à lettres, j’ai trouvé deux émouvants messages coloriés …

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Pour une fois pas de facture, pas de publicité, mais un peu de cette chaleur innocente qui m’éloigne de ce monde en folie. Mon imaginaire, qui en ces temps de pandémie avait tendance à s’engourdir, s’en est trouvé fortifié …

Alors j’ai troqué ma boite à lettres, pour une boite à sourires…

 

Le masque et la plume

Alors que le sinistre voile obscur d’une pandémie se dépose à pas feutrés sur le monde, éloignant pour un temps nos rêves de voyage et de visites de musées, la plume de l’écrivain et le pinceau de l’artiste brisent parfois le silence de nos esprits engourdis.

Le masque faisant désormais partie de notre code vestimentaire, je me replonge dans des lectures aux parfums exotiques, le regard mystérieux de quelques photos retrouvées, un souvenir de voyage en Inde et la peinture d’un ami artiste, épris de liberté.

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Un monde sans sourire est un monde sans lumière.

 

 

Le Larvoratoire

Si j’étais convaincu, depuis bien longtemps, qu’il se passe toujours quelque chose à Douarn, c’est ainsi qu’un Penn Sardin (1)  pur beurre appelle la ville de Douarnenez, je reste toujours étonné de l’énergie que ses habitants déploient pour tenter de redynamiser, par la vie culturelle, si malmenée en ces périodes de pandémie, les profondes mutations qui transforment notre société.
Ainsi, entre le Port Rhu, où se trouvent les chantiers de l’Enfer dédiés à la sauvegarde du patrimoine maritime et la rue “Monte Au Ciel” au sommet de laquelle se trouve le bistrot « Le Paradis » il y a de la place pour tous ceux qui sont animés du désir “Créateur”.

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Rien étonnant donc que les esprits célestes se soient un jour penchés sur cette cité sardinière au caractère bien trempé, parfois un peu rebelle, pour y semer quelques graines prolifiques.
Sans dénaturer le paysage et en respectant l’ambiance des anciennes boutiques d’antan, un petit bistrot se transforme en café librairie, une mercerie en atelier de couture, une quincaillerie en atelier d’art créatif, un marchand de souvenirs en modiste novateur et la minuscule échoppe du marchand de fleurs en atelier de peinture ou en simple habitation.

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Mais aujourd’hui ce qui attire mon regard, c’est l’ancienne vitrine du marchand de chaussures où, il y a quelques décennies, les petits Bolomig (2) devaient y chausser leurs premiers sabots.

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Jadis boutique de chaussures, connue ici comme étant “La Maison Larvor” du nom des anciens propriétaires, le magasin aujourd’hui s’est métamorphosé en lieu d’expositions et d’échanges autour des thèmes liés à la photographie.

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La poésie étant toujours présente dans cette ville où j’aime revenir flâner, pas de surprise donc que ce lieu d’agitation cérébrale porte désormais le label de “Larvoratoire”.

Fidèles à l’esprit de la revue Douarneniste “Mémoire de la Ville”, les actuels locataires se fixent l’ambitieux projet de faire revivre les lieux en organisant des rencontres entre photographes professionnels et amateurs, ainsi que des stages de pratiques photographiques à l’ancienne, redonnant vie à des techniques aujourd’hui oubliées.
La photographie et les écrits ne restent-ils pas les meilleurs remparts contre l’oubli ?

La rencontre que je devais faire en ce dernier jour de l’année Covid 2020 avait tout pour me surprendre car, en poussant la porte vitrée, je restais en arrêt sur quelques visages connus …
Si j’avais perdu depuis longtemps la trace de plusieurs modèles exposés, peut-être qu’en visionnant cette page de blog certains se reconnaitront. (3)

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Mais comme je le disais en introduction à ce billet : « A Douarnenez il se passe toujours quelque chose ! »
Partant de ce constat vous ne serez donc pas surpris que je revienne, par un prochain billet, vous reparler de Lazaret, de Carnaval, ou du Nouvel An Chinois mais toujours avec la jovialité exquise qui caractérise tant cette étonnante cité de caractère.  (à suivre donc)

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(1) Penn sardin
: Nom donné aux habitants de Douarnenez, ancien port de pêche (Traduction littérale du breton -Tête de sardine) . Par extension, cette appellation est aussi donnée aux coiffes des femmes de la région de Douarnenez.
(2) Bolomig : En breton « petit homme ». Statuette égyptienne qui devint le symbole de la ville de Douarnenez.
(3) Deux jeunes photographes vivant en Bretagne, Vincent Gouriou et Simon Jourdan, exposaient leurs travaux, avec chacun une approche différente et singulière mais un point commun : « la rencontre humaine ».  L’expo s’est terminée le 30 décembre 2020.