Etonnants voyageurs

Solitude,
Étrange chemin pour unique compagne
Parsemé d’ombres et de lumières
De silences, d’odeurs figées
D’images d’ailleurs, de rires d’enfants
Un oiseau migrateur passe dans le ciel
Le monde lui appartient
Son chemin est sans borne
Poussé par je ne sais quelles forces invisibles
Il scrute cette terre fertile
Où tant d’hommes se déchirent
Le silence de son vol apaise mes pensées
Dis Papy, c’est quoi un acide aminé ?

Bienvenue à Sein

Ile-Sein-Nov2013

Novembre 2013, Ile de Sein aux paisibles couleurs d’automne …

Pour toi Emilie,
Bienvenue à toi, petit bout de chou,
Bienvenue à toi, sur ce beau caillou.
Certain le pense hostile, à la vie d’un enfant,
Mais quel beau cadeau, que d’être né Sénan.
Quand tu seras plus grande et regarderas Armen
Pense un peu à l’inconnu et à ce phare que j’aime.
Il te protègera des affres de la vie et de ses tourments,
Eclairant ta route comme jadis, celle de tes parents.
Rassurée tu seras par le ballet des dauphins
Recherchant près du Sphinx, la sérénité
Loin des grandes villes et des regards indiscrets
Car il n’y a pas sur terre de plus bel asile,
Qu’un petit bout de Sein, pour hospitalité.

Ile-Sein-Sphinx

L’imperturbable Sphinx veille sur la sérénité ancestrale des Sénans

Autre billet sur cette « Ile du Bout du Monde » (cliquer ici)

Pourquoi ce billet ?

Questionné outre-atlantique, sur le sens de ce dernier billet intitulé «Bienvenue à l’Ile de Sein », je vais tenter de traduire pour mes amis américains l’esprit de ce petit texte dont je ne souhaite garder que l’aspect poétique en restant éloigné de toute polémique.

L’Ile de Sein, pour ceux qui ne la connaissent pas, est une petite île du bout du monde située à quelques kilomètres des côtes bretonnes, à l’extrême ouest de la France. Plus loin il y a le rocher Ar Men et son phare mythique au milieu de l’océan. Plus loin, c’est l’Amérique. Autant dire que cette petite bande de terre, qui ressemble à un atoll polynésien par sa grande platitude, est un lieu où l’air est pur, l’océan parfois sauvage certes, mais toujours familier pour ses quelques habitants. Bref un petit coin de France, où il fait bon vivre et où l’on ne connaît pas ces niveaux de pollutions que la sagesse ilienne laisse aux grandes métropoles.

Pourtant il y a quelques semaines, un jugement des affaires familiales, quelque part dans une grande ville du sud de la France, décide que cette île, « totalement isolée et perdue en plein océan atlantique », serait incompatible avec l’éducation et la vie normale pour des enfants. Par voie de conséquence, une mère se verrait retirer la garde de ses enfants. Mais c’est mal connaître le tempérament rebelle de l’ilienne. Aujourd’hui, une naissance sur l’île vient apporter la preuve que la vie sur le caillou dépasse la logique des hommes de loi qui vivent sur le continent. La dernière naissance à l’Ile de Sein remonterait à 1978. Emilie est bien née sur l’île et pourra même y rester car la petite école vient potentiellement de voir ses effectifs s’accroître de 30 % , encore une logique administrative décidément bien contrariée.

Welcome to Sein Island

Recently questionned about this last post titled « Welcome to the Island of Sein , » I ‘ll try to translate for my American friends the meaning of this little text for which I want to keep the poetic spirit remaining away from any controversy. “Ile de Sein”, for those who do not know , is a small island just a few kilometers from the Britanny coasts in the far west of France . More distant is the rock Ar Men, its mytical lighthouse in the ocean. Farther are the american coasts.
It’s common to say that this little strip of land ( people here call it “the stone”) looks like a Polynesian atoll. With its high flatness it’s a place where the air is pure, the ocean sometimes wild indeed, is still familiar to its few inhabitants. In short, a little corner of France , where it’s pleasant to live and where we do not have the levels of pollution familiar to the large cities. However, a few weeks ago , a justice decision (Family Affairs), from a Law Court, somewhere  in the south of France, decided that this island , « totally isolated in the Atlantic Ocean , » is incompatible with education and normal life for children … » and this judgment deprives a mother custody of her children.
Today , a birth on the island proves that life on earth exceeds the logic of men. A last birth at “Ile de Sein” dates back to 1978. Emilie is born on the island and may even stay because the small school’s effectif is now increasing by 30 %, a new human logic collapse.

Emilie for you,
Welcome to you, sweet little thing,
Welcome to you on this beautiful pebble
Some think hostile to the life of a child,
But it’s a gift than to be born Senan.
When you grow up and look at Armen
Think about it to me cause I love this lighthouse.
It will protect you from the horrors of life and its torments,
Illuminating your path, as formerly that of your parents.
You will be reassured by the ballet of dolphins
Looking near the Sphinx the serenity,
You will be convinced that on this hostile planet
There is not on earth a more beautiful asylum
A little bit of Sein, for hospitality.

Tous des pigeons ?

L’actualité inspire les artistes toujours prêts à réagir aux évènements du moment.
L’art de la rue n’est pas l’apanage des grandes cités où les friches industrielles laissées à l’abandon, trouvent échos auprès de graphistes, le plus souvent anonymes.

Comme le laisse à penser cette photo, prise il y a quelques semaines sur cette route du Cap Sizun, cette fresque murale est-elle une vision prémonitoire des nuages qui s’amoncèlent aujourd’hui sur l’économie bretonne, ou bien l’interprétation personnelle d’un message subliminal ?

Chacun appréciera et comprendra ce qu’il veut à travers cette nouvelle énigme.

(cliquer ici pour voir les précédentes fresques)

Pigeon-Rd

Au bout de cette longue ligne droite, un nouveau message m’interpelle.

Pigeon

Chacun appréciera et comprendra ce qu’il voudra à travers cette nouvelle énigme.

J’avais effacé malheureusement la photo d’origine avant que cette nouvelle création, offerte à la vue du public, ne soit partiellement masquée par quelques affiches moins poétiques. Je me suis permis un petit « toilettage », virtuel celui-là, pour redonner vie à cet éphémère message.

Pigeons

Je vous livre ici les mots qui me sont venus à l’esprit en regardant cette nouvelle fresque. L’auteur de l’œuvre et de son message ne m’en voudra pas, je l’espère, si mon interprétation est erronée, car lorsqu’il est question d’art, peut-on toujours être sûr d’avoir tout pigé ?

Les rats d’Arts nous envahissent,
Les beaux nez rouges ne font plus rire,
Allons, ne succombons pas aux maux roses,
Et devant l’art de la rue, restons sans cible.