Un autre regard

Mettre des mots sur le travail artistique d’une amie peintre, quand bien même celle-ci vous laisse carte blanche, est un exercice que je n’avais jamais expérimenté, pas plus que de raconter une histoire à partir d’œuvres picturales. Pourtant l’expérience était tentante et je finissais par y succomber, au risque de sombrer dans les abysses maritimes que ses peintures m’inspirent.
Expo Edith RobinPassant progressivement de l’émotion provoquée par ses peintures, à la réalité narrative, je me suis pris au jeu en lui proposant d’imaginer une histoire en observant ses toiles et en la regardant travailler.

Afin de trouver matière à rédaction et à réalisation d’une courte vidéo nous dévoilant sa technique de travail, nous avions convenu de nous rencontrer à plusieurs reprises, tantôt dans son atelier, tantôt en bord de mer, pour évoquer ensemble ce milieu maritime et les paysages Bigouden qui alimentent son imaginaire depuis sa jeune enfance.

La COVID s’invitant à la fête, nous avons dû faire preuve d’une grande imagination, pour collaborer. Respectueux cependant des règles imposées par les 10km, autant que de la parité et des « Droits de la Femme », c’est donc tout naturellement au pied du menhir des « Droits de l’Homme », en Baie d’Audierne, que l’aventure à laquelle je vous convie dans cette nouvelle page de blog, devait commencer …

Droits de L'homme

C’est à deux pas de ce monument emblématique de la baie d’Audierne, que Edith Robin trouve l’inspiration à son travail.

Intitulée « Baie d’Audierne Espace(s) gris » nous retrouverons l’artiste à la chapelle St Alour sur la commune de Tréguennec  lieu où elle expose son travail les mois de juillet et août 2021. Ouvert tous les jours de 16h à 19h. Une visite s’impose.

Insolite travail de mémoire

Je n’affectionne pas particulièrement de me promener dans les cimetières mais je dois dire que pour méditer, ces endroits, s’ils recèlent parfois de belles pépites, sont aussi révélateurs de bien curieuses surprises …

Loin du célèbre cimetière parisien du “Père Lachaise”, un petit cimetière de bord de mer, dont je tairai le nom pour respecter la quiétude de ses pensionnaires, m’a laissé un sentiment étrange sur le concept même du “devoir de mémoire”.

Les deux photos que je présente dans cet article, ont été prises à plusieurs années d’intervalle. Sur la première, prise en 2005 j’avais été ému par le caractère particulièrement touchant de l’épitaphe, au point de vouloir l’immortaliser par une photographie.

Epitaphe (2)

Quelques années plus tard, retournant au même endroit, j’ai eu la surprise de constater qu’une partie du texte était effacé. Certes les années ont passé depuis 1733 et si l’usure du temps, compréhensible en 2021 a eu raison des inscriptions, difficile d’imaginer qu’une moitié de l’épitaphe ait pu disparaître par simple volonté météorologique.
Epitaphe (1)