C’est une Maison Blanche

S’il est une Maison Blanche aujourd’hui dans la tourmente,
il en est une, plus paisible …


C’est une Maison Blanche

Aux couleurs d’arc-en-ciel
Ouverte aux vents du large.

Fenêtre sur le monde
Elle en a vu passer
Des marins vagabonds
Blancs, noirs ou jaunes
Libres, errants ou confinés.

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La brise du Goulet
Caresse le rivage

De ses clapots légers.

La grève, saupoudrée de coquillages
Où crissent mes souliers
N’est qu’un champ de galets.

Tel un fantôme sortant de nulle part
La « Reine des Quais »
Élégante et silencieuse
Passe
à pas feutrés.

Blanche et pacifique
Revenant de voyage
Rêve d’un nouveau monde
Enfin mieux
éclairé.

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Octobre

Brunes couleurs d’automne
Aux fruits amers d’Octobre
Feuilles mortes pour linceuls
Ô innocentes victimes
Des vanités de l’homme
Ou de ses ignorances
Chassons vite ce brun
De nos mémoires meurtries
Pour retrouver enfin,
Le chemin du silence

La liberté d’un pré vert
Et le doux parfum
De sa poésie

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« Les Feuilles Mortes », Octobre, la privation des Libertés, autant de thématiques chères à Jacques Prévert, qui m’ont conduit, ce jeudi 29 octobre 2020, à faire une dernière balade en forêt, avant de me confiner avec quelques lectures inspirantes …

Mots passants

Une dame aux souliers rouges se dandine
Un vieil homme faisant la moue passe
Au loin, long filet de sable, la plage
Un garçonnet  parle à son chien
Un sac de chez Paul vole
Le train de Paris-Brest
Klaxonne
Un gilet jaune à vélo rit
Un vieux couple par la main se traîne
Arrive une trottinette bleue, tenue en laisse
Trois pivoines écarlates, en hyperhidrose, suent
Un perroquet vert s’ennuie, prisonnier de sa cage rose
Un tatoué noir sur un banc fait des pompes, et moi, j’attends