L’homme moderne

Rencontre un lendemain de confinement

Un jour de pluie est propice au classement, au farniente. En retrouvant dans mes archives quelques photos insolites, prises lors de rencontres toutes aussi insolites de l’après confinement, ce texte s’est imposé de lui même, comme un écho aux sirènes de la modernité…

« L’homme moderne, universel, c’est l’homme pressé, il n’a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu’une chose puisse ne pas être utile, il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c’est l’utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprend pas l’utilité de l’inutile, l’inutilité de l’utile, on ne comprend pas l’art; et un pays qui ne comprend pas l’art est un pays d’esclaves ou de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient, un pays sans esprit ; où il n’y a pas l’humour, où il n’y a pas le rire, il y a la colère et la haine. »
Eugène Ionesco

Si tu revenais

Si tu revenais
Tu trouverais notre monde bien changé
Déferlantes de guerres et d’ouragans
Tantôt ange, plus souvent démon,
Chahuté par les vents et marées
Le catafalque de l’humanité
Se drape d’un linceul salé

2024, l’année des Comètes

Alors que se termine l’année 2024, avec ses tempêtes météorologiques, politiques, guerrières, la valse des étoiles filantes n’en finit pas de tourner au dessus de nos têtes.

Une rapide rétrospective me ramenant quelques mois en arrière, lorsque, rêveur, hypnotisé par les pampilles d’un salon mondain de Navarre, le gaulois que je suis resté, regardait le plafond, imaginant qu’un jour, peut-être, le ciel finirait bien par lui tomber sur la tête.

Moralité : Les étoiles filantes, sont comme les gouvernants du monde, elles passent et repassent, sans jamais tomber …

Du ciel de Pampelune
Par une nuit étoilée
La seule comète
Qui risquait de tomber
Fut l’amas de pampilles
De ce grand lustre doré.