Brest (1) – Quand tout commence avec un workshop …

Le photographe amateur serait-il simplement un chasseur d’images, collectionneur frénétique de portraits, de paysages, d’images insolites, jamais rassasié de photos plus ou moins ratées, plus ou moins réussies, souvent mal cadrées, prises parfois au fil du temps, sans scénario précis ?

O-Patrimoine-140225-f

Le plateau des Capucins, vestige d’une industrie navale jadis fleurissante.

Ce « workshop », terme branché dont je fais état dans le titre de ce billet et pour lequel je préfère le terme d’atelier photographique, était initié conjointement par le CAP (Centre Atlantique de la Photographie), le service du patrimoine de la Ville de Brest et la Maison de l’Architecture de Bretagne, sous la conduite du photographe professionnel Richard Louvet.

O-Patrimoine-140225-g

Ombres et lumière, les dessous d’une avenue transformée un temps en « caméra obscura ».

Entassant jadis ses trophées éphémères dans des cartons de chaussures, des boites de biscuits répondant aux doux noms suaves de « Galettes de Pleyben » ou plus artistiquement de « Pont Aven », le photographe des temps modernes sauvegarde désormais son patrimoine invisible dans de volumineux disques durs en attente, souvent de rien, c’est à dire de l’oubli.

En participant à cet atelier, un week-end de janvier 2014, j’allais redécouvrir les odeurs acides des laboratoires du temps jadis, époque où la photographie était encore argentique et se développait de façon artisanale.

Cela provoqua chez moi le désir de sillonner à nouveau les quartiers de cette ville que certains surnomment « La blanche » et d’ouvrir mes boites de Pandore pour en ressortir simplement quelques photos personnelles que je vous propose ici en attendant la publication de prochains billets sur Brest et quelques uns de ses quartiers cachés.

O- Workshop-Dimanche-26012014-c

Mystère de l’image, arrières gouts chimiques des révélateurs, fixateurs et autres bains d’arrêt …

O-Patrimoine-140225-d

Fuite en avant. En photographie, il n’y a jamais de photos ratées …

 

O-Patrimoine-140225-e

Insolites jeux de lumières et reflets sur une ville où il ne pleut que rarement.

Que les initiateurs de cet atelier photographiques soient ici remerciés car ils sont à coup sûr les instigateurs de ce nouveau désir à vous faire partager quelques uns de mes regards croisés sur cette ville de Brest, qui n’en finit pas de bouger.
A bientôt pour de nouvelles découvertes de « Bres’même ».

Restitution de l’atelier photographique intitulé « Légende urbaine 2014 »

Une bouteille à la mer

Derrière toute friche industrielle il y a des âmes errantes, des savoirs et des gestes oubliés, des images perdues, effacées, des souffrances tues, des révoltes étouffées, des vieux papiers jetés, abandonnés, des vitres brisées, des murs souillés par l’ignorance du respect.
En me promenant sur les bords de la Penfeld, contemplant du regard ce plateau des Capucins, à son tour abandonné, mon esprit se met à vagabonder.
Du passé faisons table rase.
Bientôt un joli téléphérique se balancera tel le funambule au dessus de la «mine » aseptisée de ses fibres d’amiantes assassines.
Le lieu sera transformé par la magie de royalties sonnantes et trébuchantes en habitations bourgeoises, salles de spectacles ou autre médiathèque, nouvelle cathédrale d’un monde de plus en plus virtuel.

plateau

Le Plateau des Capucins, ateliers mécaniques de l’Arsenal de Brest

plateau-atelier-tournageEsprit chagrin direz vous ?
Je pense à tous ces beaux bateaux, galions Royaux assemblés à coup de traits de Jupiter, vaisseaux de la République, fleurons de technologies quelles que furent leur époque, qui sont sortis du ventre de ces ateliers et que des générations d’ouvriers, aux pas et gestes cadencés par la sirène stridente, ont de leurs mains devenues noueuses, martelés, rivetés, soudés, tournés dans cet enfer de bruit et d’odeurs d’huile de coupe, sanctuaire de la belle ouvrage qu’ils appelaient Le Plateau.

richJe pense à ce « Richelieu » construit en moins de 5 années et dont l’acier utilisé pour sa construction bénéficiera de techniques de cémentation expérimentales faisant de son blindage un Cuirassé d’exception capable de résister aux plus puissantes agressions.
(La cémentation étant un procédé de traitement de surface par des moyens thermiques qui permettent de durcir la surface des métaux.)

A peine terminé, telle une bouteille à la mer, ce bateau quittera Brest le 18 juin 1940 pour échapper à l’invasion allemande, emportant avec lui un document, tenu jusqu’à ce jour secret …

Si cette énigme vous inspire et la curiosité vous anime, je vous livre dans un autre blog (www.thefrenchbattleship.wordpress.com) qui lui est spécialement dédié, l’histoire de ce document, journal de bord d’un marin du « Rich » qui n’en finit pas de me faire rêver.

Pour suivre ce récit de guerre dont je publierai chaque semaine
un nouveau fragment de ce « Cahier-Journal » des années 1940-1946
il suffit de cliquer ici.

Back on the Bayou

Pour finir l’année 2013 en musique, partager quelques petits airs de Brass Band, quelques images paisibles des bayous de Louisiane, pour prolonger quelques heures encore, avant de refermer le livre de l’année 2013, les ambiances festives et turbulentes d’une Amérique qui ne dort jamais.

Swamp Tour sur les bayous de Lake Charles et de Lake Des Allemands

Ending 2013 in music, sharing some Brass Band music, some peaceful pictures of Louisiana’s bayous, before closing the book of the year 2013, festive atmosphere and a turbulent USA that never sleeps.

Second Line Parade dans Bourbon’s Street

Retrospective Louisianaise

Quelques billets récapitulatifs de notre visite en Louisiane, en Juin 2013.
Some others posts about our trip in Louisiana, June 2013