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A propos Paul Kersaudy

Pratique la photographie en amateur, le théâtre et aime jouer avec les mots ...

Haïku de blues

Rose tant aimée
Renaîtras-tu de tes cendres
L’hiver terminé ?

Rouge et blanc s’uniront
Dans ton jardin secret
Au printemps de la vie

Tes pleurs sans larme
Envahissent les songes
De mes nuits sans lune

Voyageuse sans papier
Vers quel pays, tes rêves
Se sont-ils envolés ?
Vent froid de novembre
Sur une tête sans cheveu
Caresse mes yeux rougis

Cent mille pensées
Oh ! pétale parfumée
Et ton absence …

Larmes trop salées
Pour un si beau visage
Novembre au goût amer

The Blue note felt down
From my piano for ever
When you left, my love

Que dire du néant
Rien, néanmoins rien de rien
Juste un nom le tien

Seul place Bellecour
Dans la fraîcheur de Décembre
Une bécassine m’attend

Au bord du St Laurent
Je vous ai croisé Rive Gauche
Toi et ton parfum

Elles s’appelaient Mam Goz

C’étaient de bien belles personnes. Comme ce mot est curieux : “personne”. Il résonne de tant de sens, du plus insignifiant au plus noble. Bien sûr, le nom de Mam Goz, pour qui ne comprend pas le breton, se revêt d’un accent folklorique, d’un sens désuet, voire péjoratif lorsque certaines “précieuses ridicules”, des temps dits modernes, le rattachent au personnage caricatural d’une “Bécassine” naïve et soumise.
Car l’image d’une mam goz, terme breton pour désigner la “grand-mère”, littéralement  “vieille maman” s’apparente pour moi, qui devient chaque jour un peu plus âgé, à celle de cette sagesse qui manque cruellement à beaucoup de nos jeunes dirigeants d’aujourd’hui, imbus de leurs personnes et si pétris de fausses certitudes.

Une image, contre des mots, du tic-tac de l’horloge de la chaumière, cher à Jacques Brel, aux paroles des chansons de Brassens, à la condescendance de jeunes premiers de cordée qui pensent que le nouveau monde vient de débuter avec leur intelligence si artificielle, preuve s’il en est que leur propre réflexion sur le monde se confond avec l’instruction qu’ils ont accumulée au cours de leur courte existence.

Lorsqu’il ne reste que les mots pour décrire la présence éternelle d’une absence, l’image d’une mère attentive, d’une épouse au caractère jeune malgré les affres du temps, l’esprit d’une Mam Goz toujours prête à consoler, à câliner, doit rester présent dans la mémoire de chacun d’entre nous. Car, dans toutes régions de France comme dans celles du monde, la place des anciens est essentielle à l’équilibre de nos sociétés. Femmes du passé, elles incarnent pourtant cette soif d’espérance d’un avenir qu’elles souhaitent meilleur pour leurs progénitures. Alors, comme le rappelait Jean Ferrat dans l’une de ses chansons tirée d’un poème d’Aragon, gageons, qu’encore longtemps, la femme reste l’avenir de l’homme, pour le protéger de ses vanités.
Aujourd’hui, il pleut dans ma vie, mon pays est en feu et mes Mam Goz sont parties.

Râmine, artiste et poète …

La mer est sa cour de récréation. Des côtes du Golfe Persique à celles de Norvège, du Labrador aux écueils de la mer d’Iroise, Râmine, probablement inspiré par les contes des “Mille et une nuits” de son enfance, n’arrête pas de peindre la mer et nous en dévoiler ses secrets.
Peintre onirique inclassable, qui se définit lui-même comme un “chercheur de sens et un confiseur d’histoire”, Râmine m’a entraîné le temps d’un week-end, dans son monde fabuleux et féérique consacré aux phares du monde, au premier plan desquels ceux d’une mer d’Iroise peuplée de ses légendaires gardiens.
Lors de l’évènement’ “Les belles journées de Brest” qui se sont déroulées du 2 octobre au 7 octobre 2018, Râmine a réalisé plusieurs tableaux, dont la mise en vente aux enchères, au profit de la SNSM et des Blouses Roses, allait être le point d’orgue de la généreuse opération.

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Bravant les éléments météorologiques du moment, entre deux averses il fait toujours beau à Brest, l’artiste, fidèle à ses engagements, a terminé ses toiles comme prévu le samedi 6 Octobre, place Wilson, à 16h précises. Le kiosque à musique bien connu des Brestois, symbolisant la lanterne d’un phare, sera transformé pour la circonstance en un  éphémère atelier d’artiste.

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Malgré la pluie et le vent, la générosité du gardien, dans sa traversée solitaire autant que solidaire sera largement récompensée. Toutes ses toiles, exposées aux Capucins en vue de la vente caritative, auront trouvé preneurs.
Un succès à mettre à l’actif d’une belle détermination. Bravo et merci à l’artiste !

Les organisateurs de la manifestation »Les belles journées de Brest », aux Capucins.

Pour en savoir un peu plus sur l’artiste, visitez son site.