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A propos Paul Kersaudy

Pratique la photographie en amateur, le théâtre et aime jouer avec les mots ...

Si Tévennec m’était conté

Lors d’un interview l’été 2016, Tristan Berteloot, journaliste à Libération m’avait questionné sur mes articles de blog concernant Tévennec.
En réalisant son enquête et à la lecture de l’article qui devait paraître l’été 2016, je me suis laissé convaincre de cette nécessité, qui s’imposait alors comme une évidence, de regrouper dans un même ouvrage quelques articles de mon blog évoquant les îles et les phares de mon enfance.
En y ajoutant des textes originaux de récits personnels, des poèmes, il me devenait possible de raconter une vraie histoire, alors pourquoi pas, il suffisait de se lancer…

Les processus d’auto-édition permettent aujourd’hui de tout faire soi-même, ou presque, sans quitter son bureau. Produire, éditer, faire imprimer et diffuser ses écrits, suivant le concept du Do-It-Yourself, sans le filtre sélectif d’un éditeur, de correcteurs tatillons, est devenu une entreprise accessible à tous. Dès lors, les ingrédients d’un petit travail sur la mémoire et sa transmission me semblent réunis pour que je me lance dans cette nouvelle aventure, l’écriture, abandonnant à d’autres le complexe des fautes d’orthographe, de grammaire ou de style…

Tévennec

(Publication accessible sur demande – Format 15 x 21 cm – 138 pages)

Tévennec, entre la mystérieuse ville d’Ys et l’enfer de l’Armen est un lieu chargé d’histoires. Convoité par les uns, délaissé des autres, ce lieu, aux récits souvent fantasmés, reste pour moi comme un jardin secret que j’aurais cultivé durant des décennies comme d’autres cultivent des roses jusqu’à leur éclosion.

Aujourd’hui, 3 mars 2018, alors que débute la nouvelle édition du printemps des poètes, placée sous le signe de l’Ardeur, le temps de l’éclosion audacieuse est arrivé ….
Alors osons ! Les écrits seuls comptent, le reste, paraît-il, ne serait que bavardage.

 

 

L’âme de Moncontour

Il est des lieux où l’on aime revenir.
J’avais par le passé, lors d’une balade dominicale, traversé le petit bourg de Moncontour (22) et m’y étais arrêté pour flâner. Petite cité médiévale, aux remparts imposants datant du moyen âge, l’atmosphère paisible est propice à quelques rêveries sur un passé historique largement consacré à la production de toiles de lin et de chanvre.
Pas étonnant donc que du lin au chanvre on passe par la haute couture, pour évoquer cette nouvelle rencontre qui mérite d’être partagée. J’avais consacré, en 2013, un billet de blog sur le travail de Carolyne Morel et l’avais agrémenté de quelques photos en reconnaissance de l’accueil chaleureux qu’elle m’avait réservé.

Récemment, dans l’émission “Les plus beaux villages de France 2017”, Stéphane Bern déclarait : “Il faut que le village ait une âme”. Apparemment il ne l’a pas dû la trouver et Moncontour ne fut pas l’élu du jour.

Alors, pour rectifier cet injuste oubli, notre équipe de TV Résidences, une fois encore, s’est attelée à montrer les talents cachés de ceux qui font les âmes des “Plus beaux villages de France”.
Si  les chaînes de Télévisions Nationales ont souvent tendance à penser que Paris c’est la France, ce petit reportage rend hommage à toutes ces âmes régionales qui, à l’évidence, concourent aussi à la richesse et au dynamisme de cette « Douce France » jadis  chantée par Charles Trenet.

Par ce petit reportage, diffusé sur TéBéo et TéBéSud, nous vous adressons chère Carolyne un très bon anniversaire 2018 et vous souhaitons le meilleur pour vos futurs projets.

Face cachée d’un reportage

Le monde est devenu images et l’on parle peu du travail qui se cache derrière une production cinématographique, un reportage.
Dans ce nouveau billet je vais vous parler à nouveau tournage mais pas de « tournage sur bois » cette fois, bien que le bois se trouve à nouveau, avec ce billet de blog, au centre de mes propos.

Il faisait plutôt frais en ce matin de novembre et c’est une bien singulière rencontre à laquelle Dominique Kervestin nous avait conviés pour nous présenter sa passion pour le travail du bois et la sculpture en particulier.
A Plougastel, nous partons à la rencontre de cet amoureux des arbres.
Impatients de découvrir son univers et d’en savoir un peu plus sur sa pratique particulière, c’est en lisière de bois, sur les rives de l’Elorn, que l’homme nous avait donné rendez-vous.

Habitué à travailler en extérieur, sur des chantiers d’élagage, son sens artistique s’est vite développé au contact de cette nature qu’il vénère au point de tout abandonner pour vivre de son art.
L’environnement insolite d’une clairière est probablement aussi propice à guider cet imaginaire, qui conduira l’artiste à redonner vie aux arbres décimés par les tempêtes ou les affres du temps. Mais détrompez-vous, ici on la respecte la nature et la matière première que Dominique récupère pour exercer son talent est soigneusement collectée et transformée dans de poétiques renaissances.

L’équipe de tournage de TV Résidences, composée de Christine Arzur, René Landuré et Michel Salez, prépare le matériel, caméra, éclairages au besoin, micros pour les prises de sons.
Choisir les angles de prises de vues, s’accommoder de la lumière est le propre du caméraman et du cadreur. Le scénario s’impose de lui-même et le sujet, comme le travail de sculpture, se façonne comme par magie.Observant les gestes et les postures, écoutant attentivement les premiers commentaires des uns et des autres, l’homme de la voix off prépare, en retrait, les questions qui serviront de trame à l’interview.
Mais profitons de quelques images,avant que celles-ci ne s’animent et deviennent vidéo.


C’est au studio, qu’un peu plus tard, nous retrouverons Julie François. Une fois la collecte des rushs vidéo réalisée, son expertise de réalisatrice-monteuse va opérer lors de la phase ultime du montage.

Un autre regard se dégagera alors. Ce sera le temps du choix des images, de la construction du scénario, l’enregistrement des voix off et autres commentaires, la sélections des plans de coupes et séquences. Une « cuisine » subtile et contrainte en temps qui harmonisera le montage dans l’ombre et le silence du studio « André Moulin ». Dans quelques jours, les heures de tournage seront condensées dans une production de quelques minutes savamment sculptées. Puis ce sera à Tébéo de prendre le relais pour la programmation et la diffusion du magazine « Chemins de Traverse », pour le plus grand plaisir des fidèles téléspectateurs de la chaîne (canal 31 de la TNT).

Un travail d’équipe où les talents de vidéastes passionnés et bénévoles se conjuguent à ceux des professionnels pour une production, sur le territoire Brestois, qui ne demande qu’à être encouragée.