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A propos Paul Kersaudy

Pratique la photographie en amateur, le théâtre et aime jouer avec les mots ...

Tévennec, dernière facétie.

Si le rocher de Tévennec a beaucoup nourri l’imaginaire des romanciers et de certains journalistes avides de sensations fortes, il a aussi probablement marqué de façon durable les esprits plus ordinaires des enfants et petits enfants de gardiens de phares.

Tevennec-1412Tévennec vue de l’île de Sein.

Les contes et légendes, qui berçaient jadis leur enfance, se métamorphoseront au fil des ans, en révélations plus conformes à la réalité de leur “histoire familiale”.
De cet héritage, fait de mots et d’images sublimées souvent, apparaîtra alors une vérité bien différente, plus rugueuse mais combien plus belle, car si intime.
La réalité du passé familial se trouve alors confrontée à des histoires romancées, des vérités revisitées par des mémoires imprécises. Un travail s’impose alors pour mieux transmettre le précieux héritage aux générations suivantes.
J’avais publié dans un précédant article, intitulé “Tévennec,dernière relève,la délivrance”, l’histoire de cet aïeul, gardien de phare, emporté par une lame sur le rocher de Tévennec, dans cette mythique baie des Trépassés, en terre bretonne.
J’étais alors resté sans réponse concernant le lieu d’inhumation du corps, nourrissant les hypothèses les plus improbables puisqu’en 1908, le cimetière se trouvait à l’emplacement de l’actuelle mairie de l’île de Sein, lieu à partir duquel je puisais ces  précieux renseignements.
Après quelques mois d’investigations, des recherches dans diverses archives, je devais compléter mon enquête et apprendre que le corps, dans un premier temps repêché, puis ramené sur le “caillou de Sein”, avait été, dès le lendemain, acheminé à Audierne où de bien étranges et rocambolesques obsèques furent organisées le jour de la Toussaint, c’est à dire le 1er Novembre 1908.

Un peu d’histoire, la crise sardinière des années 1900.
Le contexte historique de l’époque aidera peut être le lecteur à comprendre ce qui suit.
Nous sommes en 1908. La crise sardinière qui sévit depuis 1903 à Audierne, Douarnenez et plus généralement dans la majeure partie des ports de pêches du Finistère, plonge la population dans une profonde misère.
A la famine qui sévit, le prix du pain qui flambe, les faillites de commerces, le chômage, s’ajoute un climat social des plus tendus du fait de la loi qui se profile autour de la question religieuse. En effet, l’année 1905 sera marquée par l’adoption de la loi relative à la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
De nombreux affrontements entre partisans et adversaires accentueront les clivages sociaux sur fond de misère et de pressions cléricales.
L’irrationnel est à son paroxysme. Certains membres du clergé allant vilipender des pêcheurs peu enclin à fréquenter l’église en leur expliquant que leurs comportements seraient seuls responsables de l’abandon des bancs de sardines sur nos côtes.
Pas étonnant que le message passe mal chez ces pauvres pêcheurs et que certains voient rouge. L’aïeul Alain Marie devait être de ceux-la.
Alors viennent les temps des blasphèmes pour les uns et des réactions partisanes pour les autres qui voient dans la noyade du marin incroyant le fatal résultat d’un châtiment divin.

Rétablir une vérité.
L’article du Progrès du Finistère, en date du 7 novembre 1908 m’apporte un éclairage nouveau sur ce dramatique fait divers.

Article-Progres-Nov1908Par ailleurs, comme si le malheur n’était pas suffisant, quelques écrits et récits fantaisistes raconteront plus tard qu’à la noyade de ce Ropart (que l’on doit écrire avec un T et non un S ou un Z), s’ajouta le décès de la petite fille qui venait de naître sur l’île au moment du drame.
En réalité, la petite fille née à l’île de Sein, vécut encore 85 ans. On est donc loin de la légende.
Quant à cet ancêtre, au caractère bien  trempé, c’était aussi un « Artiste », aux dires de la famille.
A n’en pas douter à la lecture de cet article. Pour un anticlérical, finir ainsi sa vie, un jour de Fêtes des Morts et se voir contraint de passer par l’Eglise, tient de la farce théâtrale, quelle belle sortie de scène !

Ceux qui envisagent d’investir Tévennec pour le transformer en
« Résidence d’artistes » ont à présent matière à méditer.

 Tevennec-1412a

A bientôt pour de nouvelles aventures …

Précédents épisodes
Tévennec, Enfer ou « New paradise ? »
Tévennec, la dernière relève, la délivrance
De Tévennec à l’ïle Wrac’h, il n’y a qu’un pas …
Sein, une île du bout du monde
Bienvenue à Sein

 

 

 

Bons vents pour 2015 !

En rétrospective de l’année écoulée, où des vents contraires ont parfois soufflé sur cette pointe bretonne, entraînant mes pensées vagabondes dans de multiples directions, je terminerais l’année en vous proposant cinq photos.
Ces cinq photos, illustrent quelques rencontres improbables que fit l’objectif fouineur de mon appareil photo avec la nature tourmentée de l’hiver 2014, toujours guidé par le vent.

Car, “ … du vent” , tel était le thème qui inspira cette année les artistes fondateurs de l’Espace d’art contemporain d’Audierne, « Art’Ria » et qui me proposèrent, aux cotés d’autres photographes, de me joindre à leur voyage artistique.

Poussé par je ne sais quel vent porteur, je me suis laissé entraîner dans une nouvelle aventure. C’est donc avec cet échantillon d’images que  je vous incite à venir découvrir le travail des autres amoureux de photographies avec qui je partage ce bel espace d’exposition situé à Audierne (29), au-dessus des halles.

Arbre

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle …

Je vole ...

Le rêve d’Icare.

Vent arrière, les marins connaissent ...

Vent arrière, les marins connaissent …

Suprêmes ventilations ...

Les paroles s’envolent, les écrits restent.

Ventilation suprême ...

Ventilation suprême …

Je refermerais donc ici la dernière page de mon blog pour l’année 2014 et vous donne rendez-vous en janvier 2015 pour un prochain billet, dans lequel je parlerai encore de pluie ou de vent mais surtout de beau temps.
Bonne année !

Salle d'exposition au dessus des Halles d'Audierne - Expo visible jusqu'au 15 janvier 2015

Expo visible jusqu’au 15 janvier 2015 – Au dessus de Halles à Audierne (Finistère)

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With this past year, where winds sometimes have blown on this Breton coast, pushing my wandering thoughts in multiple directions, I would end the year by offering you five photos.
These five pictures I just hooked in an exhibition, show some improbable encounters that my camera did with the troubled nature of the winter 2014, always guided by the wind.
Because « … the wind » was the theme that inspired this year the founding artists of the contemporary space Art of Audierne « Art Ria ». These artists had proposed to me to join their artistic journey.
Driven by some unknown carrier wind, I let myself be drawn into a first real experience … So with this sample of images, I encourage you to discover the work of other lovers of photographs with whom I share this beautiful exhibition space located in Audierne, above the central food market.
Now I close the last page of my blog for 2014 and I already look forward to January 2015 for a future article. I’ll talk again about rain, wind but mostly about good weather.
Happy New Year !