Quelque part dans le Cap Sizun, non loin de l’épicentre d’un tremblement de terre qui vient de frapper cette belle pointe du Finistère, magnitude de 3,9, ce calvaire aurait-il subit les colères divines ?
Aurait-il, lui aussi, ressenti la secousse ?
C’était un samedi de Juin 2013, au Relecq Kerhuon,
commune des rives de l’Elorn, du Finistère.
Mazarine n’est pas venue mais l’esprit de Pierre Sanquer rayonnait.
Ils étaient tous venus, amoureux des verbes, des mots.
Même en silence parfois, le langage des signes est si beau.
Tant de forêts …
Tant de forêts arrachées à la terre
et massacrées
achevées
rotativées
Tant de forêts sacrifiées pour la pâte à papier
des milliards de journaux attirant annuellement
l’attention des lecteurs sur les dangers du déboisement des bois et des forêts.
Jacques Prévert (La Pluie et le Beau Temps)
C’est pourtant si beau, un poème écrit, sur un papier.
La Compagnie Moral Soul anima la manifestation par de surprenantes chorégraphies.
S’il est des rues mythiques, rue des Cinq diamants, passage de la main d’Or, rue Casse la Foi, une me tient particulièrement à coeur. C’est la petite rue étroite, tortueuse et pentue connue de tous les Douarnenistes, la rue « Monte au Ciel ».
Assurément, y être né encouragera certains esprits à la dévotion, d’autres plus épicuriens y verront l’heureux présage de profiter du temps qui passe. Et à Douarnenez, le temps qui passe est toujours empreint de gaieté et d’humour.
Pour preuve cet estaminet où le pèlerin qui, jadis, s’y hasardait, pouvait faire sa première pause au sommet de la côte.
Un p’tit remontant chez le Pape, au Vatican Bar, rue Monte au Ciel, on était aux anges. Mais celà était d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent plus connaître.
« Pourquoi les rues des plus pauvres quartiers
ont-elles toujours les plus jolis noms ? » Jacques Prévert