Lors des marées d’équinoxe, l’estran se découvre et la magie de la lumière opère pour me dévoiler ses transparences minérales et cristallines.
Poulgoazec (Finistère)
During autumn tides, lights are so magic that foreshore lets me discover its crystalline transparencies …
Contre jour
Ile de Sein, côte sud (Finistère)
Végétal
La mare aux galets
Filet granitique
C’était un soir d’automne, quelque part sur la côte bretonne ….
à bientôt pour un nouveau billet.
It was an autumn evening, somewhere on the Brittany coast ….
soon for a new article.
Est-ce l’actualité du moment qui me pousse, en cet fin d’été morose, à poser mon regard de photographe sur quelques lignes de fuites plus poétiques, rapportées d’un périple en Poitou Charente ?
Parés pour le départ, alignés comme les notes d’une partition de la Symphonie du Nouveau Monde ….
Dans les rêves de tous les migrants, l’image d’un pont pour changer de rive.
Rochefort, port d’attache de l’Hermione symbole de liberté.
Reflet de la mâture de l’Hermione dans son bassin.
Pont transbordeur de Rochefort
A deux pas de Rochefort, l’île d’Aix, qui fut jadis aussi une terre d’asile pour les Acadiens chassés par les Anglais, lors du « Grand dérangement ».
Maison de Napoléon.
Car la vie du migrant est toujours fragile, comme celle d’un funambule suspendu à ses fils.
Au lieu d’être inutilisés le long d’un quai, ces bâtiments ne pourraient-ils pas servir de havre de paix aux migrants sans abris,qui fuient la terreur, la haine et la guerre ?
Rêvons avec Renaud de voir enfin des Mistrals gagnants.
Paradoxe insolent d’un monde devenu sans frontière, à quelques kilomètres de ces quais, se construit le plus grand paquebot du monde, mais celui-là est réservé aux migrants du monde riche et c’est une autre histoire …
Si j’avais, par le passé, édité quelques billets sur Tévennec, l’île de Seinet d’autres phares peu singuliers, cet article vient en conclusion d’une histoire originale, celle des phares bretons du début du XXème siècle.
Chapelle St They à la pointe du Van – C’est toujours un spectacle différent.
Ile de Sein – Un temps le « quart de la France » parait-il.
Partie ouest de l’île de Sein … au loin, dans la brume, invisible, la roche Ar Men, puis l’Amérique.
Transmettre la mémoire des anciens, hommes et femmes discrets qui ne choisissaient pas toujours leur métier de gardien de phares par passion mais pour faire vivre une famille ou simplement survivre.
Car la vie dans les phares dans les années 1900-1930 n’était pas une sinécure. Et si parfois certains romanciers ou journalistes de l’époque y allaient de leur plume pour décrire ce monde tourmenté, que certains prétendaient bien connaître, la dureté de vie des gardiens et de leurs familles dépassait la fiction. Paysages mille fois contemplés, tantôt sublimés, tantôt hantés, la lumière en baie des Trépassés – ce nom, à lui, seul est évocateur des lieux – est si changeante que chaque passage me laisse un lot de photographies qui raniment toujours en moi, le souvenir d’histoires familières.
Phare de la Vieille
Aujourd’hui Tévennec est promis à d’autres destinées. Là où jadis l’homme trimait dur jusqu’à parfois le sacrifice suprême, pour donner à manger à une famille et veiller sur la sécurité des marins, cette petite maison, sur son rocher, devient l’enjeux de distractions plus légères.
Maison de phare de Tévennec . Mémoire à Alain Marie Ropart, gardien intérimaire noyé le 31 octobre 1908. Henri, son fils ainé, sera le dernier gardien jusqu’en 1910 date à partir de laquelle le phare sera automatisé.
Dans ces phares, désormais automatisés et où la présence humaine permanente n’est plus justifiée, nos contemporains, assoiffés de sensations fortes, prendront peut-être plaisir à venir se réfugier, le temps de goûter aux frayeurs d’un passé révolu, dont ils restent nostalgiques.
Une vidéo à la mémoire des gardiens phares, à celle des Ropart