Inde (1)– Couleurs du Rajasthan

A peine revenu de ce séjour passionnant et sans attendre de faire le tri de toutes les photos engrangées, poussé par cette volonté irrésistible de prolonger le voyage, je vous propose de partager, à travers une série de nouveaux billets, un regard personnel sur les rencontres et les lieux découverts.Vol-Delhi

Arrivés à Delhi vers minuit, le 22 novembre 2015, nous sommes tout de suite frappés par l’atmosphère étouffante et polluée de la Capitale Indienne, métropole de 22 millions d’habitants. Mon premier reflexe étant de nettoyer les verres de mes lunettes que je pensais embués. C’est la sensation que je retiendrai de ce premier contact avec la terre indienne.

Capture-Voyage-1Pour le reste, nous n’aurons pas beaucoup le temps de profiter des superbes chambres d’hôtel qui nous avaient été réservées pour cette première nuit. Avec un réveil dès 6 heures du matin sonna le départ de la première étape de notre circuit  :
Delhi-Mandawa – 23/11/15


Les autres étapes  :
Bikaner,Jodhpur,Khejarla,
Pushkar,Jaipur,Amber,
Fatehpur Sikri et pour finir, Agra avec son célèbre Taj Mahal.

Nous amorcerons donc notre voyage en bus par la province quasi désertique de Shekhawati, traversant de multiples villages, ce qui nous mettra vite dans l’ambiance d’un dépaysement garanti.Velo

Femmes

Pour cette première journée, 7 heures de routes, parfois chaotiques pour une distance de 275 km.
Au luxe des hôtels que nous fréquenterons et des sites touristiques que nous visiterons au cours de ce périple, notre regard sera souvent confronté à la réalité parfois dérangeante d’une extrême pauvreté. Portrait-1

Mon plaisir de photographe sera alors souvent contrarié par le dilemme du respect des sujets photographiés et l’envie d’en partager les images.
La misère est aussi tellement présente que je n’ai souhaité mettre dans ces pages que les photos qui ne présentent, à mes yeux, qu’un intérêt esthétique qui va dans le sens de valoriser le sujet, sans le dégrader.
Si certaines scènes de rue témoignent d’une grande précarité je me suis donné comme règle de ne pas accentuer le coté déplaisant des situations.

J’ai cependant été très surpris de voir spontanément les personnes venir me demander de les photographier, en me serrant la main, sans rien me réclamer en échange.

Sourires-enfants

Quand aux sourires rayonnants, ils semblent être de bons remèdes pour affronter la dureté de l’existence. C’est peut-être, avec l’esprit zen des habitants ce qui se voit, en premier, des fondements de la philosophique enseignée par Gandhi.

Que mes compagnons de voyage ne soient pas déroutés si dans les prochains billets je ne respecte pas à la lettre la chronologie exacte, jour par jour des lieux visités.
A chaque voyageur un regard différent. Pour ma part, j’ai volontairement privilégié quelques choix thématiques qui me sont chers à travers des regards furtivement échangés et les découvertes des lieux qui m’ont le plus marqués. Voilà en préambule l’approche que je vous propose pour vous raconter ma perception du voyage.
Les tous prochains billets seront moins verbeux mais plus imagés, c’est promis.

Equipe-voyage1

Le « Dada Groupe » en visite

Une pensée à ceux qui ont repris depuis ce matin le chemin du labeur. Alors, pour que les jours prochains soient plus légers, prolongeons encore ensemble si vous le voulez bien ce rêve indien. Le voyage ne fera que continuer …

A très bientôt, pour la suite des prochains billets.

Un petit tour et puis s’en va …

Dans ce nouvel article je vais traiter un sujet particulier, celui du travail du bois et plus précisément celui du tournage sur bois, discipline que je pratique depuis quelques années déjà.
Dans la barre des menus de ce blog vous verrez donc apparaitre dans quelques jours, un nouvel onglet intitulé “Histoire de Bois”. C’est ici que je regrouperai mes futures chroniques sur le travail du bois.
Vaste sujet donc dans un monde si cruel ou la langue de bois est trop souvent devenue l’Esperanto Universel.

Pour replacer ce nouvel article dans le contexte du moment, je vous dois une petite explication.
L’Association Art’Ria d’Audierne, Collectif d’artistes locaux cérébralement très actifs, propose en cette fin d’année une exposition collective sur le thème “Un p’tit rouge”.

Chacun pouvant laisser vaquer son imaginaire dans le domaine de prédilection qui lui convient, peinture, sculpture, photo, poésie, installation etc …

En ce qui me concerne et pour illustrer ma pensée du moment, j’ai retrouvé dans les archives de ma turbulente et lointaine jeunesse : le « p’tit livre Rouge de Mao ».

Je l’ai donc mis sous cloche après avoir tourné l’embase dans un joli morceau d’If d’une forêt bretonne.

Exposition Art'Ria sur le thème, "Un p'tit rouge"

Exposition Art’Ria , « Le p’tit livre rouge de Mao sous cloche »

Et comme dans tout culte, dans toute église où l’on met les choses sacrées sous cloche, je n’ai pas pu résister à citer mon copain Jacques Prévert qui écrivait en 1966 :
« Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche. »

Un peu de légèreté donc, dans un monde devenu si cruel .

Bon, dans quelques jours je vais voir, du côté du Taj Mahal, si la lumière est plus éclairante et à bientôt, pour une nouvelle chronique.

Brest (8)– La métamorphose

Qui ne s’est jamais interrogé en contemplant un paysage urbain :
C’était comment avant ?
Avant, c’était hier ou presque, rappels à la jeunesse pour certains, études historiques pour d’autres. Avec souvent en filigrane une pointe de nostalgie sur le temps qui passe lorsque la volatilité des mémoires, devenues confuses au fil des ans, efface lentement les traces des images du passé.
Aujourd’hui la ville de Brest, estompe peu à peu ses formes d’antan et comme une vieille femme qui chercherait encore à séduire, elle rajeunit son corps délaissé par tant de guerres ravageuses.

Brest-Hier-Aujourd'hui

Merci à Marie et à Sandrine pour les textes et photos.

Certes il y eut par le passé beaucoup de livres et d’albums photos montrant le Brest d’avant, ce fut le grand travail des historiens et autres témoins de la vie locale, mais le nouvel ouvrage de Marie et de Sandrine Léon est à cet égard un document qui séduira tous ceux que les balades urbaines intéressent.
Un regard comparé sur une ville qui se transforme, ramenant l’œil du photographe à ses souvenirs d’enfance, aux images d’un passé qui n’est pas si lointain.

En quelque sorte, une belle perception stéréoscopique d’une ville en pleine mutation.