C’était le lundi 10 août 2015, de la Pointe des Espagnols
Enfin à poste dans le port de Brest …
Un autre billet en lien avec celui-ci : Visite du chantier de l’Hermione à Rochefort
C’était le lundi 10 août 2015, de la Pointe des Espagnols
Enfin à poste dans le port de Brest …
Un autre billet en lien avec celui-ci : Visite du chantier de l’Hermione à Rochefort
Restons encore dans le domaine maritime avec cette fois l’évocation d’un langage qui ne parle qu’aux marins.
Inauguré en Juin 2012, le Conservatoire des bouées maritimes de Plouhinec (29) est un espace public ouvert, situé près de la Criée de Poulgoazec, sur la rive gauche du Goyen, face au port de pêche d’Audierne.
Plusieurs bouées, retirées du service, étaient laissées à l’abandon sur différents lieux de stockages dépendants de la subdivision des Phares et Balises, comme ici au Port de Commerce de Brest près du 1er bassin.
C’est en 2008 que la municipalité de Plouhinec envisagea, en collaboration avec les services des Phares et Balises et sous l’impulsion de Noël Le Hénaff, de redonner vie à plusieurs de ces éléments de signalisation et de les exposer le long de cette nouvelle rue qui porte désormais le nom de cet écrivain, journaliste, photographe et homme de passions qui consacra une belle et saine énergie à la sauvegarde du patrimoine maritime et aux phares en particulier. Si Noël Le Hénaff fut l’un des acteurs majeurs de la réussite de ce beau conservatoire, initiative dont il ne verra pas, hélas, la concrétisation, son nom restera désormais attaché à cet espace de mémoire du patrimoine.
Bâbord, tribord et autres points cardinaux
Chaque balise, accompagnée d’une plaque signalétique, informe le passant sur ses caractéristiques techniques et le rôle qui lui sera attribué lors de son positionnement géographique.
Associées à la démarche pédagogique, la poésie des couleurs et des formes ajoutent à cet ensemble un petit air de “Street Art” et d’art contemporain dont il aurait été dommage de se priver.

Emblématique Gamelle…

La Gamelle, ce long banc de sable encadré de bouées, balisant l’entrée du port d’Audierne dont la simple évocation me ramène aux images des valeureux sauveteurs en mer venant secourir leurs frères de misère.
Aujourd’hui, espace de jeux pour kitesurfeurs intrépides, la Gamelle continue à faire périodiquement parler d’elle.
Les bouées, qui à l’époque signalaient ce redoutable banc de sable, représentent probablement celles qui ont le plus marqué mon imaginaire d’enfant lorsqu’en m’endormant, j’entendais au loin, leurs hurlements lugubres.
Assurément un espace d’exposition qui permettra au passant qui prendra
le temps d’y faire une petite halte, de ne point perdre le nord !
A bientôt pour un prochain billet …
Au hasard d’un passage à Douarnenez, la porte ouverte des Chantiers de l’Enfer, en ce mois de mai 2015, me donne l’occasion d’écrire un article en lien avec les précédents, Gdansk, Plateau des Capucins de Brest , en un mot la construction navale.
Si les chantiers de Gdansk en Pologne, de Corée ou de Chine, prennent peu à peu le relais de notre industrie dans leurs processus de fabrications de gros navires en acier, il reste encore chez nous, en Finistère, un espace de créativité et de savoir-faire dont on ne peut que saluer ceux qui les transmettent.
L’histoire des ports de pêches du Finistère est aussi liée à la constructions de bateaux en bois, aux formes et coupes reconnaissables. Des canots, barques et sloops qui jadis se comptaient par milliers dans les ports bretons, il ne reste désormais que quelques exemplaires moribonds que l’on peut encore voir dans quelques abers et cimetières de bateaux. Ce sera peut-être l’objet d’une prochaine page de blog.
Les chantiers de Douarnenez et d’Audierne produisaient un savoir-faire ancestral que seul, l’esprit frondeur Douarneniste était capable de sauver de l’oubli en redonnant vie à de vieilles carcasses abandonnées.
Ne parlons pas ici de nostalgie d’un passé révolu mais simplement de la sauvegarde d’un patrimoine maritime et de la transmission du beau geste qui restera toujours pour l’âme du manuel, synonyme d’exigence et d’excellence.
Le port Rhu, c’est avant tout une ambiance
La beauté et précision du geste
Avec la main de l’homme, des savoir-faire irremplaçables
Des métiers plus inattendus …
Métiers modernes aussi
L’architecture navale dont les métiers se regroupent à présent derrière le riche vocable d’ingénerie, ne peut se passer d’outils modernes. Les grandes salles de dessins industriels et les salles à tracer des siècles passés, sont remplacées par des outils informatiques modernes, ordinateurs, robos de découpe laser etc.
Cette évolution industrielle permet désormais de faire des copies identiques, grâce aux procédés de « modélisation ». Une série de photos, prises sur le modèle d’origine, à partir de repères précis, permet désormais de reconstituer, à l’aide d’un logiciel sophistiqué, une copie fidèle et précise. C’est ce que l’on peut voir sur les 2 photos suivantes.
Mais il faudra toujours mettre la main à la pâte …
La production à l’unité restera toujours celle de l’excellence

La transmission
Ultime étape du processus, sans laquelle cet investissement n’aurait aucun sens, c’est la transmission des compétences, des savoir-faire. Ici, aux chantiers de l’Enfer, les associations et les bénévoles, qui oeuvrent pour la sauvegarde de ce patrimoine, l’ont compris depuis longtemps. C’est à la jeunesse qu’il faut à présent transmettre tous ces secrets ainsi que l’enthousiasme nécessaire, pour qu’elle trouve le plaisir à travailler de ses mains et pas seulement avec ses pouces … sur un clavier.
Autre article du blog sur le même thème.
Mains d’Or et doigts de fées
Rendez-vous dans quelques semaines pour un nouvel article.