En mai, fais ce qu’il te plait

Le pignon du “Café de la côte” était resté silencieusement terne depuis plusieurs années, date de la dernière apparition de ces messages subliminaux, insolites graphismes en noir et blanc auxquels je commençais à m’habituer. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, le dernier affichage sauvage date de 2014. Depuis plus rien.

Empruntant régulièrement cette longue ligne droite qui me mène dans le Cap Sizun, je m’étais habitué à ces rendez-vous poétiques au point d’en collectionner les images éphémères et d’en devenir accro. Périodiquement donc, un(e) artiste qui ne m’est plus tout à fait inconnu(e) colle, dans l’indifférence supposée des automobilistes pressés, ses œuvres éphémères sur le pignon d’une masure abandonnée, redonnant pour quelques heures à ce bistrot délabré une présence mystérieuse et insolite.
Pendant longtemps je m’étais questionné sur l’artiste, auteur(e) de ce « land art », trouvant sa démarche originale et ses messages énigmatiques.

Aujourd’hui, après une très longue absence, il (elle) réapparaît et nous propose, à sa façon, de SINGER, de SONGER, de CHANGER à moins que d’autres combinaisons ne bousculent nos méninges en CHANSON ou autres mélodies “for SINGER”, c’est comme il vous plaira. Ne sommes nous pas encore en mai ?

L’esprit de 68 plane toujours sur ce Cap où il est si tentant, de faire ce qui nous plaît.Cliquer ici pour voir les précédentes affiches.

Dis papy, c’est quand la paix ?

De 1918 à 2018 en passant par les années 68, sous toutes les latitudes du monde, les monuments aux morts rappellent la souffrance de l’humanité et la mémoire des victimes. Rares sont les monuments qui abordent le sujet avec cet angle philosophique.
En 1922, dans le petit village de Saint Martin d’Estreaux  (Loire), à l’initiative du maire, fut édifié un monument pacifiste. Vibrant hommage à la vie, thème aujourd’hui encore d’une grande actualité.Si tout l’effort produit et tout l’argent dépensé … pour la Guerre, l’avaient été pour la Paix…?  Pour le progrès social, industriel et économique ? Le sort de l’humanité serait bien différent. LA MISERE Serait en grande partie bannie de l’univers. Et les charges financières qui pèseront sur les générations futures, au lieu d’être odieuses et accablantes … seraient au contraire des charges bienfaisantes de félicités universelles. MAUDITE SOIT LA GUERRE ET SES AUTEURS !1914-1918 – Bilan de la Guerre : Plus de 12 millions de morts ! Autant d’individus qui ne sont pas nés ! Plus encore de mutilés, blessés, veuves et orphelins pour d’innombrables milliards de destructions diverses. Des fortunes scandaleuses édifiées sur les misères humaines. Des innocents au poteau d’exécution. Des coupables aux honneurs. La vie atroce pour les déshérités. La formidable note à payer. —– La guerre aura-t-elle enfin … assez provoqué de souffrances et de misères ..? Assez tué d’hommes …? Pour qu’à leur tour les hommes aient l’intelligence et la volonté de tuer la guerre ..?

Si Tévennec m’était conté

Lors d’un interview l’été 2016, Tristan Berteloot, journaliste à Libération m’avait questionné sur mes articles de blog concernant Tévennec.
En réalisant son enquête et à la lecture de l’article qui devait paraître l’été 2016, je me suis laissé convaincre de cette nécessité, qui s’imposait alors comme une évidence, de regrouper dans un même ouvrage quelques articles de mon blog évoquant les îles et les phares de mon enfance.
En y ajoutant des textes originaux de récits personnels, des poèmes, il me devenait possible de raconter une vraie histoire, alors pourquoi pas, il suffisait de se lancer…

Les processus d’auto-édition permettent aujourd’hui de tout faire soi-même, ou presque, sans quitter son bureau. Produire, éditer, faire imprimer et diffuser ses écrits, suivant le concept du Do-It-Yourself, sans le filtre sélectif d’un éditeur, de correcteurs tatillons, est devenu une entreprise accessible à tous. Dès lors, les ingrédients d’un petit travail sur la mémoire et sa transmission me semblent réunis pour que je me lance dans cette nouvelle aventure, l’écriture, abandonnant à d’autres le complexe des fautes d’orthographe, de grammaire ou de style…

Tévennec

(Publication accessible sur demande – Format 15 x 21 cm – 138 pages)

Tévennec, entre la mystérieuse ville d’Ys et l’enfer de l’Armen est un lieu chargé d’histoires. Convoité par les uns, délaissé des autres, ce lieu, aux récits souvent fantasmés, reste pour moi comme un jardin secret que j’aurais cultivé durant des décennies comme d’autres cultivent des roses jusqu’à leur éclosion.

Aujourd’hui, 3 mars 2018, alors que débute la nouvelle édition du printemps des poètes, placée sous le signe de l’Ardeur, le temps de l’éclosion audacieuse est arrivé ….
Alors osons ! Les écrits seuls comptent, le reste, paraît-il, ne serait que bavardage.