Les “Duc d’Albe”

Peu de jeunes générations de Brestois se posent la question de ce que représentent ces deux structures de bétons, abandonnées en rade de Brest au pied de la pointe d’Armorique et qui restent visibles du belvédère de Kerdéniel, en presqu’île de Plougastel.
Il s’agit de coffres d’amarrage … où séjourna un temps le Scharnhorst et le Gneisenau entre autres, cuirassés allemands rivaux guerriers du Richelieu durant la seconde guerre mondiale.

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Duc d’Albe en rade de Brest – presqu’île de Plougastel

Les “Duc d’Albe”, appellation donnée par les Hollandais aux points d’amarrages de leurs bateaux, par vengeance à l’égard du Duc espagnol, gouverneur tyrannique des Flandres durant la Guerre de Quatre-vingts ans (1568-1648)  – Source Wikipédia

La raison de cet article trouve son prolongement dans le témoignage que laissa mon père dans son cahier de bord, où il relate le sort du Scharnhorst dont la rade de Brest fut quelques temps, port de repli.
Initialement prévus pour accueillir le Bismarck …. qui n’eut jamais le loisir d’y venir, les « Duc d’Albe » restent des vestiges maritimes qui, en ces temps turbulents, doivent faire méditer sur le fait que la Paix n’est jamais une chose acquise.

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Photo d’archives de Paul Kersaudy (senior) – Pont de Plougastel en 1944

Voir l’article consacré à la Fin du Scharnhorst sur l’autre blog consacré au Richelieu.

Le barbier des Capucins

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Le Barbier des Capucins

Et si demain on nous rasait gratis ?
Le sujet étant à l’ordre du jour, j’en profite pour témoigner d’une expérience qui vient de m’arriver, en recevant, il y a quelques heures, un de ces nombreux diaporamas qui inondent les réseaux sociaux et que chacun d’entre nous prend plaisir à partager généreusement avec son entourage à coup de “transfert”, de “transfert de transfert”, de “transfert de transfert de transfert” …. nourrissant chaque jour davantage les réseaux internet, d’informations souvent banales, parfois légères ou lumineuses, quelques fois géniales.
C’est cette dernière impression que me fit le diaporama que quelques amis,  connaissant mon intérêt pour la sauvegarde du patrimoine ouvrier et pensant me faire plaisir, allaient me faire parvenir par le canal d’un PowerPoint plutôt bien réussi.
Il était consacré à l’histoire du Plateau des Capucins de Brest – anciens ateliers de l’Arsenal de Brest – aujourd’hui transformé en lieu de Culture et de loisirs.
Ce montage de diapositives, agrémenté de textes et d’explications d’apparences sérieuses, ainsi que de photographies instructives autant qu’agréables à regarder, me questionne cependant, car très vite j’y retrouve à la fois le résultat de mon regard photographique et mes commentaires.
Je vais donc rapidement visionner la dernière diapo dans l’espoir d’y découvrir l’identité du « génial géniteur » et, bien sûr, la dernière diapo est vide de générique et de signature.
L’auteur du diaporama, s’étant largement servi des photos que j’avais publiées dans plusieurs articles de ce blog, ne s’est même pas creusé un peu les méninges pour trouver des commentaires personnels, il a tout simplement, “bêtement” devrais-je dire, recopié les miens …

Ce n’est pas la première fois que je trouve mes travaux récupérés, ainsi que plusieurs de mes photos publiées dans des journaux, sans l’élégance de la moindre reconnaissance d’un copyright respecté.
Internet est devenu, un grand marché planétaire où tout semble gratuit et permis. Chacun faisant ses courses, puisant sans vergogne les idées et travaux d’autrui, retirant ainsi d’Internet, un formidable Revenu Universel.
Heureusement que la propriété intellectuelle reste encore protégée par des lois et qu’un fichier informatique, comme une photo numérique, laissent parfois des signatures susceptibles d’identifier les auteurs plagieurs.