Louisiane (5)- Baton Rouge

  Baton-Rouge-Mississipi

Bien que considérée par plusieurs guides touristiques comme ville sans grand intérêt, je ne pouvais passer sous silence la capitale de l’État de Louisiane.
J’y ai trouvé matière à prendre quelques photos du sommet du « Louisiana State Capitol », gratte-ciel de 137m qui abrite le Gouvernement de l’Etat. Du 27ème étage, accessible au public, on peut avoir une vue superbe sur le Mississippi, la ville et ses environs, peuplés de 600 000habitants.

Baton-Rouge-City-Hall

Ville administrative et industrielle, Baton Rouge sera également le point de départ pour la visite des plantations en empruntant la route mythique du Blues qui nous conduira jusqu’à Natchez.

Les origines du nom de Baton Rouge viendraient des indiens Bayougoulas et Houmas dont les tribus se partageaient le territoire, démarqué par un cyprès enduit de sang lors des sacrifices rituels.

La ville de Baton Rouge fut fondée par une colonie française dans les années 1720.

Passant successivement sous contrôle Anglais, Espagnol, elle deviendra définitivement américaine après la guerre de sécession, puis définitivement capitale de la Louisiane en 1882.

Huey P.Long, gouverneur controversé, qui sera assassiné en 1935, après la grande crise de 1929, laissera son empreinte dans la cité en faisant construire ce gigantesque édifice.

Baton-Rouge-HallComme dans beaucoup de bâtiments d’États, chargés de leurs fonctions de représentants du peuple, (ici la chambre du Sénat), le faste décoratif contraste avec l’austérité extérieure des architectures de gratte-ciels.

A l’opposé du Hall d’entrée, se trouve une salle similaire, la chambre des députés.

Baton Rouge, ville industrielle liée au pétrole, mais pas que …

  Baton-Rouge-Petrole

Probablement que l’attrait touristique de la cité est quelques peu occulté par une présence industrielle très dense.

Cependant, cette grande agglomération, qui fut l’une des premières grandes villes du sud à avoir une université ouverte aux étudiants noirs, possède avec son Musée d’Etat (Louisana State Museum) un lieu très intéressant pour comprendre la culture de ces terres de Louisiane au passé douloureux.

« Louisiana State Museum », incontournable âme Créole.

Ce musée, ouvert gratuitement au public, ce qui est à noter dans un pays où le dollar est roi, est un lieu pédagogique très bien pensé pour qui veut s’intéresser à l’Histoire, celle du commerce triangulaire, de l’esclavage, des luttes pour les droits civiques, dont on célèbre aujourd’hui, cinquante années plus tard, l’historique discours de Martin Luther King, « I have a dream« , prononcé le 28 août 1963 au pied du Lincoln Memorial de Washington

Un étage complet pour comprendre la musique.

Ici tous les courants musicaux si particuliers à cette région des Etats-Unis sont expliqués, documentés et replacés dans leurs contextes historiques, sociologiques.

Du Gospel, à l’histoire du Carnaval, en passant par les instruments de musique, le blues, le jazz, le zydeco, la musique cajuns, le bluegrass, rien ne manque tant la diversité musicale du pays est riche , car en Louisiane il n’y a pas de vie sans musique.

Je vous livre ici quelques clés de lecture avant d’entrer lors d’un prochain billet, dans le monde des plantations.

Le chant « a capella »
C’est la musique primitive, celle qui exprime la souffrance au travail, celle qui apporte un peu de courage, chantée dans les plantations, les prisons lorsque que la parole reste la seule liberté. Elle est à l’origine du Blues

Musique Cajun et musique créole
Ces styles de musiques, classées musiques traditionnelles, sont des combinaisons de musique folklorique de l’Ouest de la France (terre d’origine des Acadiens), un mélange de chants folkloriques Afro-Caribbean, African American Blues, Guitare espagnole, Accordéon German/Austrian. Cette musique des années 20 est une musique rurale (house dances and dancehalls) – commercialisée comme musique Créole, prédécesseur de la musique Zydeco.

 Zydeco
Musique hybride aux tonalités syncopées, mélange de musique Afro-Caraïbe, Cajun, Ryhm and Blues, Rock et Country. Plus récemment elle intègre des influences hip-hop et reggae. Zydeco est une musique dansée par les noirs créoles de langue française, du sud-ouest de la Louisiane. Le terme « zydeco » viendrait de la phrase « les haricots sont pas salés » faisant référence à une période où les personnes ne pouvaient plus se payer du sel pour assaisonner leurs aliments.

Cette expression, fut pour la première fois enregistrée à la Librairie du Congrès en 1934 puis utilisée pour décrire la musique de Clarence Garlow  en 1949: « Bon ton roulet ».

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Prochaine étape Natchez, porte du Blues

Louisiane (4)- De Lafayette à Lapeyrouse

Carte-CocodrieNouvelles rencontres en ce matin du 23 juin 2013. Nous avions quitté Thibodaux  très tôt le matin, pour prendre la direction de Houma, petite ville dans laquelle nous ferons une halte matinale afin de réserver une chambre dans un B&B, cette adresse étant référencée dans le Guide du Routard.
Conforme aux descriptifs des lieux, nous sommes chaleureusement accueillis par la propriétaire Audrey George. A peine installés, cette personne d’origine Cajun, parlant un français impeccable, nous préparait déjà le programme de la journée.

Rendez-vous Gospel
En moins d’une heure nous voici propulsés au sein d’une communauté Baptiste, comme ici dans cette église de Houma, « New Rising Sun Baptist Church« .

New-Rising-Sun-Baptist-ChurchC’est dans une ambiance musicale survoltée, transportés littéralement par les chants Gospel d’une assistance enthousiaste, parmi laquelle nous n’étions que les seuls blancs, que nous seront accueillis. Quelle atmosphère surprenante, lorsque le Pasteur, annonçant à l’assistance la présence de deux français, les regards se tourneront vers nous et notre présence sera saluée par de chaleureux applaudissements. Nous aurions préféré faire plus discret. Scène inimaginable dans une petite chapelle bretonne. Nous vivrons ici une expérience inoubliable, en immersion totale avec une tradition authentique très éloignée des schémas touristiques classiques. Nous sommes ici au plus près de la culture noire américaine et de la ferveur religieuse si propre à l’Amérique.

Direction le sud
L’office terminée, qui dura cependant deux bonnes heures, nous prendrons la direction du golf du Mexique, vers le petit port de pêche de Cocodrie.
Audrey nous avait décrit ce lieu comme « leur bout du monde », cette côte sauvage d’où arrivèrent tant de catastrophes pétrolières ou climatiques.
L’ouragan Katrina y a laissé encore de nombreux stigmates. Toute la côte, qui est de fait l’embouchure du Mississippi, sur une ligne Morgan City-Houma-Nouvelle Orléans, est une vaste zone marécageuse, comme on peut très bien le voir sur la carte en tête de cet article.

Cocodrie-Marais

L’étendue des bayous est visible de cette plateforme d’observation (Marine University of Cocodrie)

Cocodrie-Pointe

Cette étendue est au dessous du niveau de la mer, ce qui donne parfois des images insolites comme ces maisons sur pilotis.

Cocodrie-MaisonCertains endroits sont à plus de 3m au dessous du niveau de la mer, ce qui encourage encore plus les habitants à des précautions toujours plus ingénieuses comme parfois même le haubanage des maisons (à ne pas confondre avec les câbles électriques).
On se demande parfois ce qui incite les habitants à rester dans des espaces aussi hostiles car le pays est très plat et la prise au vent de ces constructions en bois rend les édifices particulièrement vulnérables aux vents violents.

Une nouvelle rencontre étonnante
Le petit port de Cocodrie encerclé de marécages est un endroit idéal pour les élevages d’écrevisses (crawfishs) et surtout la pêche à la crevette (shrimp).

Lapeyrouse

Pêche à la crevette, à l’écrevisse mais aussi au « blue crabe », étrange bestiole aux pattes bleues.

Lapeyrouse-2Nous ferons une nouvelle rencontre, pour le moins inattendue, en découvrant sur le fronton d’un établissement, l’intitulé suivant : « Lapeyrouse Grossery ».
A la fois terrain de camping, alimentation, bar, le lieu est surtout un important complexe de conditionnement de la crevette sous des formes assez étranges pour un breton, crevettes séchées, lyophilisées ou en poudre pour des préparations culinaires.
Curiosité aidant, nous rencontrerons les propriétaires des lieux, Terry et Rosalie Lapeyrouse, avec qui nous parleront longuement de leurs origines françaises, évoquant par la même le célèbre navigateur.

Lapeyrouse-1

Outre les bateaux, la crevette se pêche à partir de filets disposés le long de pontons.

O-LapeyrousePeu fier de nous raconter l’histoire de son hypothétique descendance, dont il semble bien connaître les origines et le destin tragique du navigateur, je parlerais avec Terry Lapeyrouse de cette bonne cité du Ponant d’où nous venons et évoquerais avec lui la fresque historique qui fut donnée en l’honneur de l’expédition Lapérouse de 1785, pour les «Tonnerres de Brest 2012».
Nous avions touché un point sensible de leur patrimoine familial. Les cajuns comme beaucoup d’américains de souche française ont à l’égard de leurs racines, une curiosité et un intérêt qui m’ont toujours laissé admiratif. J’ai relevé dans le bottin de la petite ville de Houma, pas moins d’une soixantaine de noms de famille Lapeyrouse.

Ici, un dimanche se termine toujours en musique
La journée n’est pas terminée pour autant. Après les chants Gospel du dimanche matin,  Audrey nous avait concocté une autre surprise musicale, en nous donnant l’adresse d’un «Fais dodo» aux sons de l’accordéon.
Tous les dimanches soirs, les cajuns de Houma aiment à se donner rendez-vous à Jolly Inn, un restaurant bistrot assez désuet mais au charme certain et à l’ambiance garantie. Un endroit où l’on écoute de la musique Cajun en famille et où surtout, on danse. « Fais dodo » était, parait-il, la consigne donnée aux enfants afin qu’ils aillent se coucher et ainsi permettre à leurs parents de partir danser. Ici à Jolly
Inn l’orchestre favori est « Couche couche », tout un programme.

Jolly-Inn-1

Le « Fais dodo » dominical, passage obligé pour danser sur des airs de musique Cajun.

Jolly-Inn-2Notre arrivée sera vite remarquée, et là encore les français sont accueillis très chaleureusement. Nous sommes rapidement pris en main pour quelques pas de danse (two steps) mais aussi pour parler le Français.
Bientôt nos tables ne font plus qu’une et l’ambiance, à la fois très rétro mais si amicale, est si sympathique que nous aurons bien du mal, l’heure venue, de nous quitter.
Jolly-Inn-Wash-Board_thumb.jpg

 

Pas de musique sans la fameuse « Wash board » dont le design a bien changé depuis ses origines où l’instrument, appelé ici « frottoir à linge », était tout simplement une planche à laver en tôle ou en verre ondulé.

Merci encore à Sue pour les excellentes pâtisseries que vous nous avez offertes en signe de bienvenue.

 

 

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…Prochaine étape, la capitale, « Baton Rouge »

Lafayette (3)- Terre française

Lafayette-EnfantsQue de villes étranges, ces cités moyennes américaines. Pas vraiment de centre ville clairement identifié comme chez nous, par une place centrale autour de laquelle se repèrent facilement la mairie ou l’église. Ici le point GPS vous donne tout simplement le centre géographique, soit la plupart du temps, un croisement de rues et les villes, même aux dimensions raisonnables sont étendues. Ce qui attire l’attention, comme dans beaucoup d’états, ce sont ces maisons de plein pied, avec de grandes pelouses, toujours impeccablement tondues, sans clôture. On s’étonne moins dès lors de faire des kilomètres pour trouver le n° 2500, voire un n°11000.
Aussi, flâner au centre ville reste un exercice désuet dans ce pays où la voiture est reine. Les quelques personnes que l’on peut croiser en déambulant sont, soit des touristes, soit des pauvres.

Lafayette-StatuePas étonnant donc, dans cette ville si marquée par l’histoire des Etats-Unis, de trouver les traces tangibles du passage des français. Et notre satisfaction sera totale lorsque nous découvrirons, dans ce pays anglophone, certaines indications de rues et de panneaux d’orientations écrits en Français. Le port de Brest est le port de la vieille Europe d’où partirent les troupes de Rochambeau pour aider à la construction de ce qui allait devenir le Nouveau Monde. Notre présence symbolique ici, à quelques jours de la célébration de l’Independance Day, est un discret salut à la relation amicale franco-américaine. Le centre ville est désert et le soleil de plomb. Il fait 40°C.

Lafayette-Declaration« Je n’apporte à l’Amérique nulle ambition, nul intérêt particulier … Le bonheur de l’Amérique est intimement lié au bonheur de toute l’humanité ! … A bord de « La Victoire » Avril 1777.


Lafayette, ville de 115 000 habitants est surtout une ville administrative au centre historique assez austère. Mais c’est aussi la capitale du pays Cajun, depuis que les premiers Acadiens, chassés du nord-est de l’Amérique, vinrent trouver refuges sur des terres jusque là occupées par les Indiens attakapas.

Lafayette-JournauxComme cela est souvent le cas dans les cités américaines, les distributeurs de journaux anglo-saxons sont à chaque coin de rue. Cette image, un peu stéréotypée de la société, est ici quelque peu écornée, car dans ce pays Cajun, où l’on ne parle plus le français depuis longtemps, il est curieux et encourageant de voir que les jeunes générations trouvent, par le biais de la musique et toutes autres formes d’expressions artistiques, un regain d’intérêt pour la langue de Molière.

Une bien curieuse et agréable rencontre

Cite-des-ArtsAttiré par toutes les inscriptions en français, mon regard se laisse guider par « Cité des Arts » inscrit sur le fronton d’un bâtiment.
La place ne semble pas très active mais la porte est ouverte, alors je tente prudemment la rencontre.
En Amérique, il faut toujours être attentif à ce que l’on fait, le sens de la propriété privée est sacré, toute violation peut être lourdement sanctionnée et si une intrusion est considérée comme malveillante, on peut même y laisser la vie.

Cite-des-Arts-300La légitime défense est un argument juridique recevable en Louisiane. Le débat avec l’affaire « Zimmerman » qui bouleverse aujourd’hui encore l’Amérique est là pour en témoigner, et lorsque les vieux démons racistes s’invitent au débat, la prudence s’impose. Le lieu semble calme et désert. Je m’apprête à faire demi tour lorsqu’une voix m’interpelle : « What can I do for you ? ». Très vite je décline mon identité et les motivations de ma curiosité.

Mon accent français et mon intérêt pour la chose artistique feront le reste. Nous sommes accueillis par la directrice des lieux avec un savoureux « Welcome, France ».
Cette rencontre, du troisième type, était peut-être révélatrice d’une certaine intuition ou tout simplement d’un flair naturel car tout ressemble ici à la « Maison du Théâtre de Brest ».
Cite-des-Arts-Salon

Très vite nous trouverons matière à discussion et échange. Ce qui est formidable dans ce pays Cajun c’est que les présentations entre individus commencent toujours par la déclinaison de l’identité « What’s you name ? »… le reste n’est que conversation amicale entre personnes qui semblent se connaître depuis des temps reculés. Un américain recherche toujours un cousin venant du vieux monde.
Christy Leichty nous fera visiter le bâtiment, un ancien garage réhabilité en établissement culturel, dont la mission est de promouvoir le développement des expressions artistiques vivantes, théâtre, danse, musique. Plusieurs salles ateliers dans lesquelles les élèves jeunes, ado ou adultes préparent, avec l’accompagnement de professionnels, des spectacles qui seront présentés au public.
Nous assisterons ainsi à un cours de danse moderne, visiterons une salle de «close show », de moins de 100 places, petite salle intime dans laquelle les spectateurs sont pratiquement sur scène avec les comédiens.
Pour en savoir plus sur ce Centre, cliquer ici.

Et les Cajuns, les vrais, où sont-ils ?

Vermilionville-MerlinComme dans beaucoup d’endroits de la planète, il faut chercher un peu pour trouver un semblant d’authenticité.
La vraie histoire du peuple Cajun, nous la trouverons dans les alentours de Lafayette avec l’incontournable visite de l’Acadian Cultural Center. Car comprendre l’histoire des Cajuns de Louisiane et celle du « Grand dérangement » qui jadis avait conduit les Acadiens du Nord de l’Amérique à l’exil, est indispensable pour comprendre la sensibilité de ses habitants.
Le Cajun est en quête de racines et si une rencontre commence par un «comment tu t’appelles ? », on peut être certain que notre interlocuteur est d’origine Cajun. Nous ferons de belles rencontres, vraies et poétiques en discutant avec ces personnes, souvent des retraités âgés qui s’ils parlent un français cajun particulier, expriment à notre égard une hospitalité touchante.

Je salue ici au passage Merlin Fontenot, ancien agriculteur, personnage haut en
couleur et qui peut être fier de ses 90 printemps.

Nous aurions pu passer l’après midi à ses côtés tant il semblait heureux de parler français. Il nous jouera même la « Marseillaise », « Joyeux Anniversaire » et nous invitera le soir même chez Randold’s, restaurant mythique de Louisiane où il joue encore tous les vendredi soir de la musique Cajun. Il nous racontera sa jeunesse, parlant de son premier violon, fait à partir d’une boite de cigares et évoquera cette époque lointaine, où dans son école, il lui était interdit de parler Français. Cela rappellerait certainement quelque chose à nos grands parents Bretons. N’est-ce pas là le dur cheminement que connaissent tant de langues dites minoritaires et pourtant combien porteuses de poésie et d’histoires authentiques. Mais la domination du plus fort est si grande à l’égard du plus faible. Que reste-t-il de l’esprits des lumières véhiculé par Lafayette ? … et de notre exception culturelle qui fait encore débat au moment où j’écris ces quelques mots ?

Vermillon ville.
Vermilionville-CliffCe petit village reconstitué est un endroit paisible où de nombreux retraités Cajuns se retrouvent pour partager avec le public leurs traditions ancestrales. C’est étonnant dans ce pays la place que les anciens peuvent avoir dans les relations touristiques. Nous l’avions déjà remarqué dans plusieurs états du Nord Est américain, car en Amérique, le retraité n’est inactif que lorsque ses capacités lui imposent le repos.

Vermilionville-Cliff-2Broderie, cuisine, métiers traditionnels disparus, ou encore plaisirs artistiques sont présentés au public. Des personnes, en costumes traditionnels, s’adonnent parfois avec passion à leurs passe-temps favoris, comme ici avec Cliff Mire, remarquable sculpteur, grand connaisseur des bois et de ses travers (fongus-champignons) avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir à discuter. Nous avons même échangé nos e-mail pour continuer à parler du bois et de ses secrets.

A bientôt pour un prochain billet.

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