Enfants du Tonnerre de Brest, de Barbara, ou d’ailleurs …

Au calme, après la tempête,
Brest, aujourd’hui relève la tête.

Contre vents et marées,
Sa rue de Siam, si souvent chahutée,

Faisant une fois encore, table rase de son passé,
Vous souhaite en ce premier Janvier,

Tout simplement, une très Bonne Année.

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Ambiance feutrée de fin du monde sur la Penfeld. Vue de l’emplacement de l’ancien bagne.

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2012, une vision d’apocalypse sur la rue de Siam en travaux.

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Fin 2012, les travaux achevés, du passé faisons table rase.

Brest enfin retrouve sa sérénité.
Cap sur une nouvelle année.

Recouvrance-C

Fin du Monde ou faim du monde ?

Simple hommage à ceux qui par la faim et la misère sont déjà dans la fin du monde.

(Texte inspiré par la « Chanson des sardinières » de Jacques Prévert.)

Ritournelle d’un monde sans fin

Comme lui mon gars, oui des grèves j’en ai fait.
Jamais pour le plaisir mais toujours pour manger.
Salaire de misère, mille métiers, mille galères,
Courbant souvent le dos, il apprit à se taire,
Sans lendemain toujours fut sa vie de précaire.
Mais jamais à genoux, il n’était pas vicaire.
Il me parlait souvent de 36 et de sa guerre.
De ses combats sociaux et de ses bras de fer.
Travailler, travailler çà il savait le faire.
Et de ses mains meurtries, il en était si fier.
Tu seras marin mon fils, aimait-il à me dire,
Au moins c’est un métier tourné vers l’avenir
Mais sans jamais te plaindre ni encore moins gémir,
Les mains sales tu auras, sans jamais en rougir.
Car les basses besognes, les coups tordus et bas,
Ne seront jamais les armes de tes nobles combats.
Ouvrier émérite au salaire mérité,
Ce que tu as conquis tu ne l’as pas hérité,
Manuel, manuel tu avais aussi un front,
Qui savait rester digne, face à un patron.
Les cordons de la bourse étaient tenus par la mère,
Et les économies pour les jours de galère.
Mais quand venait le dimanche, en cravate, les mains propres,
La bourgeoise à son bras, il narguait les patrons.
Là au moins aujourd’hui, ils ne me prennent plus pour un con
Me prêchait-il souvent du haut de son balcon.
Puis la fièvre monta et il changea de ton.
C’est la lutte finale, tout le monde sur le pont.
Le Biafra, le Vietnam, les enfants du napalm,
Le monde ensanglanté les pauvres sur la paille.
Qui s’en souvient encore aujourd’hui,
De la guerre des six jours, de Brest sous la pluie,
Des noirs d’Amérique, aux révoltes héroïques,
De ce si beau mois de Mai et de ses coups de triques.
Des combats du silence, et de la dissidence
La page est bien tournée que vive l’opulence.
Nos jeunes seront heureux, on travaillera pour eux.
On aura des vacances, encore des vacances,
Des robots voyageurs pour décrocher la lune
Des chemises à fleurs en guise de costume,
La télé en couleurs et plein d’électronique,
Ordinateurs pervers pour nous foutre la nique.
Politique, politique, tout est si poli, si lisse, sans éthique
Y’a qu’à voter pour ceux qui ont l’esprit logique.
A tous ces ânes bourrés de tant de mathématique,
Y’a qu’à filer nos sous, ils feront plus de fric.
Si petit à petit l’oiseau fait son nid,
Petit à petit grossit son appétit.
Classe ouvrière, laborieuse, travailleuse
Tu as peu à peu cédé ta place, à la classe mafieuse.
Paradis financiers, à la pensée unique.
Toujours dans le même esprit, rester apolitique.
Pour notre bien, bien sûr mais pour la génétique,
On mettra même en fiche le nourrisson critique.
Les petits turbulents fantasmagoriques,
Qui ne demandent qu’à vivre, faudrait-il qu’on les pique ?
Car dans le ventre fécond de la mère chômeuse
Sans emploi, sans futur, déjà si malheureuse,
L’embryon contagieux est peut-être maléfique.
On n’ va quand même pas s’ laisser piquer tout notre fric.
Les damnés de la terre en ont assez donné
Condamnés par tant d’errance, sans parachute doré.
Eux qui ne demandent pourtant, qu’à vivre et qu’à bosser.
Risquent encore un jour de vouloir tout cabosser.  PaulK

Douce France

Entre ombre et lumière, une matinée d’automne en forêt de Sologne n’avait en ce jour de novembre rien à envier aux paysages des grands espaces canadiens et nord américain durant la période de l’été indien.
Nulle intention chauvine de ma part en intitulant ce billet « Douce France » car tous les pays, tous les paysages, apportent un peu de douceur, à ceux qui prennent le temps de s’arrêter.

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Malgré la fraîcheur matinale et l’humidité, la faible luminosité permet d’obtenir des éclairages doux .

Probablement inspiré par d’autres avant moi, mais les idées n’appartiennent-elles pas à ceux et celles qui les mettre en œuvre, j’aime en voyageant, loin des autoroutes et des turbulences du quotidien, prendre les chemins de traverse. On y fait de belles rencontres et la photographie immortalise si bien le temps qui passe.

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Sur la route de Bourges à Blois.

ValencaisUne petite halte au château de Valençay, connu pour avoir été la résidence de l’habile Talleyrand. Que penserait-il des turbulences politiques de ce mois de Novembre 2012 ?

Chevaux-SologneMais le brouillard est si dense, qu’il rend difficile la prise de vue. Heureusement que le post-traitement des images numériques permet quelques fantaisies …

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ChevernyLes fins de journées sont aussi propices à la photographie.  Les couleurs sont douces et chaudes, comme ici au Château de Cheverny en cette fin d’après midi.

Cheverny-ParcOu comme ci-dessous, au Château de Gué-Péan ancienne résidence de chasse de François 1er.

Gue-Pean« Mais qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de soi », pour reprendre l’expression populaire connue.
Loin des affiches publicitaires, éphémères égéries anglo-saxones des grandes cités, notre belle campagne et beau pays, cher à Aragon, Voltaire et si bien chanté par Jean Ferrat,  possède un trésor de rencontres inattendues que le temps n’arrive pas, pour l’heure, à effacer. Ne boudons pas notre plaisir.

Pub-Dubonnet Pub-Suze

Au fur et à mesure de mes pérégrinations, l’album de photos s’agrandira (cliquer ici pour voir l’album)

Pub-Atlantic Pub-Menier
Pub-Simca Station-Essence

Et l’on peut toujours rêver d’un monde où l’essence était presque donnée …

Peu de monde sur ces petites routes tranquilles, ces villages désertés, d’une France qui s’apprête à hiverner. Nous sommes le 11 novembre et dans les petites communes traversées, résonne encore le son du clairon et l’ambiance paisible d’une paix retrouvée.

Passé nostalgique ou rêve d’une mission accomplie, les deux dernières photos que je vous livre dans ce dernier billet ne résument-elles pas l’ambiance de cette fin d’automne  2012 ?

Mission-Accomplie  Devoir-de-memoire
Au plaisir de vous retrouver pour une prochaine carte postale.